L’e‑mail est mort, vive l’e‑mail ! Pourquoi la messagerie est loin de disparaître

Illustration of an email envelope icon with an integrated crown icon on a blue gradient background with wave patterns

Table des matières

Partager cet article

Tous les deux ou trois ans, quelqu’un annonce la mort du courrier électronique. Les réseaux sociaux devaient le remplacer, puis Slack, puis l’IA. Pourtant, l’email reste l’infrastructure silencieuse du web : plus de 376 milliards de messages envoyés chaque jour, utilisés par 4,6 milliards de personnes dans le monde.
Cet article examine les arguments avancés contre l’email, puis les confronte aux données. Il explore aussi le boom des newsletters, le contre‑récit porté par la génération Z et les raisons pour lesquelles la protection de la vie privée dans l’email n’a jamais été aussi stratégique.

La fin de l’email ? Une prédiction qui ne survit jamais à la réalité

Depuis 2013, chaque nouvelle plateforme promet de « tuer l’email ». Slack a ouvert le bal en annonçant la fin des boîtes de réception. Facebook a juré que la messagerie sociale remplacerait tout. Microsoft Teams a relancé la prophétie en 2020. Puis, en 2024, les chatbots d’IA étaient censés porter le coup final.
Chaque génération a son prétendu « tueur d’e‑mails ». Aucun n’a tenu la promesse.

Voici le chiffre qui compte : 376 milliards de courriels envoyés et reçus chaque jour en 2025, selon le Radicati Group via Statista. La tendance reste clairement à la hausse et le volume quotidien devrait dépasser 408 milliards d’ici 2027. La base mondiale d’utilisateurs atteint déjà 4,6 milliards de personnes et les projections annoncent 4,8 milliards en 2027. Aucune plateforme de médias sociaux n’approche une telle échelle, que ce soit en volume ou en adoption.

Graphique linéaire montrant que le volume mondial d'e-mails quotidiens est passé de 281 milliards en 2018 à 424 milliards en 2028, avec une tendance constante à la hausse.
Volume quotidien mondial de courriels entre 2018 et 2028, montrant une progression annuelle régulière d’environ 4 pour cent malgré la montée des plateformes de messagerie.
Source : The Radicati Group via Statista, décembre 2024.

Pourquoi alors le récit de la mort de l’email revient-il régulièrement ? Parce que le courrier électronique n’est pas spectaculaire. Il ne bénéficie pas de lancements de produits, de démonstrations publiques ou d’effets d’annonce.
Pourtant, la réalité est simple : le chat est conçu pour l’interruption, l’email pour la continuité. Le premier est une conversation éphémère. Le second constitue un enregistrement durable.
Et cette distinction compte bien davantage qu’on ne le pense.

Quels sont les principaux griefs adressés au courrier électronique

Avant d’examiner la solidité du courrier électronique, il est utile d’écouter ceux qui annoncent sa disparition. Voici les arguments les plus sérieux avancés pour expliquer pourquoi l’email aurait déjà dû disparaître.

La saturation des boîtes de réception reste un défi concret

Le professionnel moyen reçoit entre 100 et 120 courriels de travail par jour, selon les études de communication en entreprise compilées dans le rapport cloudHQ Workplace Email Statistics Report de 2025. Près de la moitié de ces messages sont des spams. Dans ces conditions, une boîte de réception ressemble souvent moins à un outil de communication qu’à une source de bruit. C’est un reproche parfaitement légitime.

Le phénomène de la journée de travail sans fin

Une analyse du McKinsey Global Institute montre que les travailleurs du savoir consacrent jusqu’à vingt‑huit pour cent de leur semaine de travail à la lecture, à la rédaction et à la gestion de leurs courriels, soit plus d’une journée complète chaque semaine. Le Work Trend Index de Microsoft dresse un constat similaire : les réunions en soirée ont augmenté de seize pour cent d’une année sur l’autre et la frontière entre temps professionnel et temps personnel continue de s’effacer.


Selon la compilation des données comportementales réalisée par PGM Solutions, soixante‑dix‑neuf pour cent des personnes consultent leurs courriels pendant leurs vacances.

Les comportements numériques varient selon les générations

La génération Z a grandi avec la messagerie instantanée, TikTok et les discussions de groupe. Environ soixante‑quatre pour cent de ses membres déclarent préférer la messagerie à l’email pour les communications urgentes. À première vue, si la plus jeune génération de travailleurs n’apprécie pas le courrier électronique, cela devrait annoncer son déclin.

En réalité, ce raisonnement est trompeur. Nous y reviendrons dans un instant, car les données racontent une histoire très différente de ce que laisse entendre ce constat superficiel.

Pourquoi l’email perdure, six atouts que rien n’a remplacés

Le courrier électronique ne doit rien au hasard. Il repose sur des avantages structurels profonds qu’aucun outil concurrent n’a réussi à reproduire. Voici six raisons pour lesquelles l’email continue de s’imposer.

1. L’asynchronie, le véritable atout du courrier électronique

L’asynchronie n’est pas un défaut. C’est une véritable fonctionnalité. Dans un environnement saturé de notifications Slack et Teams, le modèle de l’email, fondé sur le principe répondre quand vous êtes prêt, protège votre temps et votre attention. Vous choisissez le moment où vous vous engagez.
C’est un confort que la messagerie en temps réel ne peut tout simplement pas offrir.

2. Traçabilité et conservation garanties

Une décision que vous avez prise par courriel en 2015 peut encore être trouvée aujourd’hui. Un message provenant d’un ancien espace de travail Slack ? Disparu à jamais. Le courrier électronique est le seul canal de communication pour lequel l’archivage à long terme est une obligation, et non une option. C’est pourquoi les tribunaux l’acceptent, les cadres de conformité l’exigent et les entreprises en dépendent.

3. Protocoles ouverts et portables

Aucune entreprise n’est propriétaire de SMTP ou d’IMAP. Vous pouvez, et vous devriez, passer de Gmail à Mailfence sans perdre vos contacts, votre historique ou votre audience. À l’inverse, les plateformes fermées comme Slack ou Teams lient vos données à un fournisseur unique et rendent toute migration complexe.
L’architecture fondée sur des protocoles ouverts fait de l’email un espace où vous n’êtes jamais enfermé.

4. Une compatibilité totale, quel que soit l’environnement

Gmail communique avec Outlook. Outlook communique avec Mailfence. Mailfence communique avec un serveur Exchange d’entreprise. Aucune plateforme commune n’est nécessaire et aucun abonnement supplémentaire n’est requis.
L’email reste aujourd’hui le seul protocole de communication réellement interopérable, capable de traverser tous les systèmes d’exploitation, tous les appareils et toutes les frontières organisationnelles.

C’est cette universalité, rendue possible par des standards ouverts, qui en fait un outil unique dans l’écosystème numérique.

5. L’email, fondement de l’identité et de la conformité

Votre adresse électronique fondée sur un domaine constitue votre identité professionnelle sur les contrats, les factures, les avis juridiques et les pistes d’audit. Elle est reconnue par les tribunaux et exigée pour les communications officielles dans le cadre du RGPD.

Et voici le point de sécurité que les critiques oublient systématiquement : abandonner l’email ne résout pas le phishing. Le courrier électronique est chiffré et son écosystème se renforce activement. Début 2024, Google et Yahoo ont rendu obligatoire l’authentification DMARC pour les expéditeurs de courriers en nombre, preuve que l’infrastructure continue d’élever son niveau de protection plutôt que de tolérer un déclin.

6. L’infrastructure cachée du web repose sur l’email

Pensez à tous les courriels que personne ne lit directement : réinitialisations de mot de passe, confirmations d’expédition, séquences d’intégration, codes à deux facteurs, reçus transactionnels. Le web moderne fonctionne grâce à ce courrier électronique automatisé. L’email n’est pas seulement un canal de communication, c’est le tissu conjonctif de l’infrastructure numérique, la couche silencieuse qui permet aux services en ligne de fonctionner sans interruption.

Matrice de comparaison montrant que le courrier électronique obtient un score positif pour sept fonctionnalités, tandis que Slack/Teams et les DM des médias sociaux n'obtiennent qu'un score partiel ou nul.
Comparaison des fonctionnalités du courrier électronique, des plateformes de discussion d’équipe et de la messagerie instantanée des réseaux sociaux selon sept critères clés de communication, notamment l’usage de protocoles ouverts, la conformité juridique et la disponibilité du chiffrement. Source : analyse éditoriale Mailfence, 2025.

La génération Z déteste‑t‑elle vraiment l’email

C’est sans doute la statistique la plus mal interprétée dans le débat sur la prétendue “mort de l’email”. Oui, la génération Z privilégie la messagerie pour les échanges rapides et urgents. Mais lorsqu’il s’agit de communication de marque, celle qui compte réellement pour les entreprises, le tableau change complètement.

Selon une enquête Bluecore et NAPCO Research menée auprès des consommateurs en 2016, souvent citée comme référence dans le secteur, 60 % des membres de la génération Z considèrent l’email comme le canal le plus personnel pour recevoir des communications de marque. Ce score dépasse celui des médias sociaux, des SMS et des interactions en magasin réunis.

Une étude distincte de SendGrid, reprise dans l’analyse de Mailjet, indique que 85 % des membres de la génération Z expriment une forte préférence pour l’email comme canal de communication. Et cette proportion devrait encore augmenter à mesure que la génération Z entre sur le marché du travail et adopte des usages professionnels structurés.

L’étude State of Communications 2022 d’Edison Mail montre que 80 % des membres de la génération Z utilisent encore l’email dans leur vie personnelle, un niveau d’usage confirmé par d’autres cohortes. Gen Z, les milléniaux et la génération X placent tous l’email comme deuxième méthode de communication personnelle la plus utilisée, juste après les SMS.

Selon Statista, près de 94 % des utilisateurs américains de la génération Z déclarent dépendre de l’email, ce qui confirme son rôle central dans leurs usages numériques quotidiens.

Enfin, les données compilées par 99firms indiquent que moins de 1 % des membres de la génération Z ne consultent jamais leur boîte de réception, ce qui contredit frontalement l’idée d’un désintérêt structurel pour l’email.

Diagramme à barres horizontales montrant que 60 % des consommateurs de la génération Z considèrent l'e-mail comme le canal de communication avec les marques le plus personnel, contre des pourcentages plus faibles pour les médias sociaux, le texte et les magasins.
Pourcentage de consommateurs de la génération Z qui considèrent chaque canal comme le plus personnel pour recevoir des communications de marque. L’email arrive largement en tête avec 60 %, dépassant à lui seul l’ensemble des autres canaux combinés. Source : Bluecore & NAPCO Research Consumer Survey (2016).

Une tendance plus profonde est à l’œuvre. La génération Z connaît ce que les chercheurs décrivent comme une “fatigue des médias sociaux”. Une enquête YouGov montre que 39 % des Britanniques de la génération Z estiment que les réseaux sociaux leur ont fait plus de mal que de bien. Beaucoup s’en détachent activement, parfois via de véritables cures de désintoxication numérique.

Vers quoi se tournent‑ils alors ? Vers des canaux plus maîtrisés, fondés sur l’autorisation et la curation, comme les newsletters par email, qui offrent un espace moins intrusif, plus intentionnel et mieux aligné avec leurs besoins de contrôle et de qualité.

La génération censée enterrer l’email le préfère, en réalité, aux fils d’actualité dictés par les algorithmes. Ce n’est pas une histoire de déclin. C’est une histoire de retour en force.

Pourquoi la newsletter connaît un véritable renouveau

Si l’email était réellement en déclin, des pans entiers de l’économie ne seraient pas en train de s’y adosser. Or c’est exactement ce qui se produit aujourd’hui et à grande vitesse.

Substack comptait cinq millions d’abonnements payants en mars 2025, soit une croissance de 67 % en un an après en avoir recensé trois millions en février 2024. La plateforme a été valorisée 1,1 milliard de dollars à la suite d’un tour de table de 100 millions de dollars en juillet 2025.

Beehiiv, concurrent en forte accélération, a augmenté sa base de newsletters de plus de 60 % en 2025 pour atteindre 140 000 publications actives, tandis que son chiffre d’affaires a presque doublé pour atteindre 28 millions de dollars.

Les grandes rédactions suivent le mouvement : TIME, Newsweek et The New Yorker ont lancé des opérations dédiées aux newsletters, et en 2025, New York Magazine, WSJ Opinion et The Paris Review ont eux aussi ouvert des Substacks.

Ce n’est pas une tendance de niche. C’est un changement structurel dans la manière dont créateurs et éditeurs atteignent leur public. Contrairement aux réseaux sociaux, où un algorithme décide de la visibilité de votre travail, l’email arrive directement dans une boîte de réception choisie par le lecteur.
Cette relation vous appartient. Aucune plateforme ne peut vous la retirer.

L’email marketing génère un retour moyen de 36 à 42 dollars pour chaque dollar dépensé, selon la Data & Marketing Association et Litmus. Le secteur de l’email marketing devrait atteindre 17,9 milliards de dollars d’ici 2027 (Statista).
Il ne s’agit pas d’un média en voie de disparition. Il s’agit d’une infrastructure en pleine expansion.

Double diagramme à barres montrant la croissance des abonnements payants de Substack de 3 millions à 5 millions et la croissance de la newsletter de Beehiiv à 140 000 publications actives entre 2024 et début 2025, avec des métriques d'appel pour une croissance de 67 % et 60 %, respectivement.
Croissance des abonnements payants sur Substack et du nombre de newsletters actives sur Beehiiv entre 2024 et début 2025, illustrant la renaissance des newsletters.
Sources : Substack (mars 2025) ; Beehiiv (mars 2025) ; Beehiiv via FourWeekMBA (janvier 2026).

Comment l’IA redéfinit l’avenir de l’email

Là où les partisans de l’idée que l’IA va “tuer l’email” se trompent, c’est ici : l’IA ne remplace pas le courrier électronique. Elle l’améliore.

Plus de 25 % des boîtes de réception utilisent désormais activement l’IA pour résumer, classer ou hiérarchiser les messages, selon le rapport sur les statistiques de messagerie électronique de cloudHQ (mis à jour en janvier 2026). Les outils de rédaction et de réponse intelligents sont utilisés chaque semaine par plus de 40 % des utilisateurs professionnels. L’assistance IA dans la gestion de la boîte de réception a permis de réduire le temps de réponse moyen d’environ 18 %.

Réfléchissez à ce que cela signifie en pratique. L’IA vous aide à rédiger plus vite, à trier plus intelligemment et à vous concentrer sur les messages qui comptent vraiment. Elle se superpose au courrier électronique comme une couche d’amélioration : elle n’en remplace pas le canal, elle l’augmente.

De la même manière que le correcteur orthographique n’a jamais tué l’écriture, l’IA ne tuera pas l’email. Elle le rend simplement plus efficace.

Pour la sécurité du courrier électronique, l’IA change également la donne. Les systèmes de filtrage avancés détectent désormais des tentatives d’hameçonnage sophistiquées que les anciens modèles basés sur des règles ne repéraient pas. Résultat : une boîte de réception plus sûre, plus propre et mieux protégée.

Pourquoi la confidentialité des emails est plus cruciale que jamais

Votre boîte de réception contient probablement plus de données sensibles que votre armoire à archives : contrats, correspondance médicale, relevés bancaires, conversations privées. Si le courrier électronique est aussi permanent que ces données le laissent entendre, une question s’impose : qu’est‑ce qui protège réellement tout cela.

La plupart des fournisseurs classiques, comme Gmail et Outlook, scannent vos messages à des fins publicitaires, stockent vos données indéfiniment et peuvent les partager avec des tiers. C’est le compromis auquel la plupart des utilisateurs ne pensent pas lorsqu’ils s’inscrivent à un compte de messagerie “gratuit”.

C’est précisément pour cette raison qu’il est devenu essentiel de placer la protection de la vie privée au cœur du courrier électronique. Le chiffrement avancé de Mailfence protège vos messages grâce au chiffrement de bout en bout OpenPGP, ce qui signifie que même Mailfence ne peut pas lire vos courriels. Basé en Belgique, Mailfence opère sous le régime strict des lois européennes en matière de protection de la vie privée et non sous celui des cadres américains de surveillance.

Et comme Mailfence repose sur des normes ouvertes comme IMAP, SMTP et OpenPGP, vous n’êtes jamais bloqué. Vous restez propriétaire de vos données. Vous gardez le contrôle de vos clés de chiffrement. Cette combinaison de confidentialité, de portabilité et de protocoles ouverts représente ce que devrait être la sécurité du courrier électronique.

« Le courriel demeure le seul protocole de communication véritablement ouvert sur Internet. Le protéger par le chiffrement n’est pas seulement judicieux, c’est indispensable. Chez Mailfence, nous avons conçu toute notre plateforme autour d’une conviction simple : votre boîte de réception doit vous appartenir en propre. » Patrick De Schutter, cofondateur de Mailfence

Pourquoi les protocoles ouverts surpassent les écosystèmes fermés

Voici une expérience de pensée. Imaginez que Slack ou Teams s’arrête demain. Que devient l’historique des communications de votre équipe ? Il disparaît ou reste enfermé dans un format d’exportation difficilement exploitable.

Imaginez maintenant que votre fournisseur de courriel ferme ses portes. Vous exportez vos messages, vous faites pointer votre domaine ailleurs et vous continuez à travailler. Votre adresse fonctionne toujours. Vos contacts peuvent toujours vous joindre.

C’est la force des protocoles ouverts : aucune entreprise ne peut prendre votre communication en otage.

À l’ère du risque de plateforme et du capitalisme de surveillance, choisir son fournisseur de courriel est un véritable acte de contrôle. Opter pour un service comme Mailfence, fondé sur le chiffrement, les normes ouvertes et la protection des données européennes, transforme ce choix en une sécurité réelle et durable.

Qu’est‑ce qui pourrait réellement remplacer le courriel

La réponse courte : rien, du moins pas avant longtemps. Et voici pourquoi la question, en réalité, est mal posée.

Le courriel n’est pas en concurrence avec Slack comme la VHS l’était avec le DVD. Ces outils ne jouent tout simplement pas dans la même catégorie. Slack et Teams excellent pour les échanges d’équipe en temps réel. Les réseaux sociaux sont conçus pour la diffusion.

Mais le courriel occupe un espace unique : asynchrone, universel, archivable, reconnu juridiquement et fondé sur un protocole ouvert.

Vous pouvez quitter Slack. Vous pouvez quitter Instagram. Mais vous ne pouvez pas quitter le courriel. C’est la couche sur laquelle tous les autres outils reposent. Votre compte Slack exige une adresse de courriel pour s’inscrire. Vos comptes de réseaux sociaux s’appuient sur le courriel pour la vérification et la réinitialisation des mots de passe.

Le courriel est la couche d’identité racine de l’Internet.

Enseignements clés : le courriel est‑il vraiment menacé

  • Avec plus de 376 milliards de courriels envoyés chaque jour et 4,6 milliards d’utilisateurs dans le monde, un chiffre qui devrait atteindre 4,8 milliards d’ici 2027, le courriel n’est pas en déclin. Il est en croissance.
  • Tous les prétendus tueurs d’email, de Slack à l’intelligence artificielle, n’ont pas réussi à remplacer ses avantages structurels.
  • 60 % des membres de la génération Z considèrent l’e-mail comme le canal de communication le plus personnel selon Bluecore et NAPCO, et quatre-vingts pour cent l’utilisent encore dans leur vie personnelle selon Edison Mail.
  • Le boom des lettres d’information, illustré par les cinq millions d’abonnés payants de Substack et la croissance de soixante pour cent de Beehiiv, prouve que le courrier électronique est en pleine renaissance.
  • L’intelligence artificielle améliore le courrier électronique au lieu de le remplacer, en rendant les boîtes de réception plus intelligentes, plus rapides et plus sûres.
  • Les protocoles ouverts de l’e-mail n’impliquent aucun verrouillage de la part des fournisseurs, contrairement à toutes les plateformes de chat et à tous les réseaux sociaux.
  • Les fournisseurs de services axés sur la protection de la vie privée tels que Mailfence offrent un chiffrement de bout en bout sans sacrifier la convivialité.

Où va le courriel, en définitive

Le courriel n’a pas besoin d’être excitant ou à la mode. Il doit être fiable. Depuis des décennies, il porte une grande partie de la communication mondiale, a résisté à tous ses prétendus remplaçants et s’est développé silencieusement mais continuellement. Les données, elles, ne laissent aucune place au doute.

La longévité sans sécurité devient un handicap. Si votre boîte de réception contient vos dossiers les plus sensibles et vos relations professionnelles essentielles, la question n’est pas de savoir s’il faut la protéger mais comment. Mailfence propose une messagerie chiffrée de pointe ainsi qu’une suite de productivité complète comprenant calendrier, documents, contacts et groupes, le tout fondé sur une conviction simple : la confidentialité est un droit et non une fonctionnalité.

Le chat, c’est pour le moment. L’e-mail est pour le long terme. Choisissez judicieusement l’endroit où vous l’utilisez. Si vous voulez en savoir plus sur la protection de la vie privée, suivez notre lettre d’information mensuelle !

Recevez toutes les actualités liées à la confidentialité par mail

Abonnez-vous à la newsletter Mailfence

FAQ sur la fin de l'e-mail

L’email est‑il vraiment mort

Non, et les chiffres sont sans équivoque. Le volume mondial quotidien d’emails a atteint environ 376 milliards de messages en 2025 et devrait dépasser les 408 milliards en 2027, selon le Radicati Group via Statista. Le nombre d’utilisateurs s’élève à 4,6 milliards de personnes. L’email n’est pas seulement vivant. C’est le plus vaste réseau de communication jamais construit.

L’IA va‑t‑elle remplacer l’email ?

L’IA rend l’email plus intelligent, pas obsolète. Plus de 40 % des utilisateurs professionnels utilisent déjà chaque semaine des outils de rédaction et de réponse alimentés par l’IA (cloudHQ, 2026). L’IA vous aide à prioriser, à rédiger et à filtrer, mais elle a toujours besoin d’un canal pour fonctionner. Ce canal, c’est l’email.

Considérez l’IA non comme un remplacement, mais comme un moteur plus performant dans la même voiture.

Quelle serait la meilleure alternative à l’email ?

Il n’existe aucune véritable alternative capable de reproduire l’ensemble des forces de l’email. Slack et Teams excellent pour les échanges d’équipe en temps réel. Les réseaux sociaux sont adaptés à la diffusion. Mais rien n’égale la combinaison de portée universelle, de reconnaissance légale, de protocoles ouverts, d’archivage à long terme et de fonctionnement asynchrone qui fait la singularité de l’email.

Pour les utilisateurs soucieux de leur vie privée, Mailfence ajoute à ces atouts le chiffrement de bout en bout, sans compromis.

Les jeunes générations utilisent‑elles encore l’email ?

Oui, et bien plus que ne le laissent entendre les gros titres. L’étude State of Communications 2022 d’Edison Mail montre que 80 pour cent des membres de la génération Z utilisent l’email dans leur vie personnelle. L’enquête Bluecore révèle que 60 pour cent d’entre eux considèrent l’email comme le canal de communication de marque le plus personnel. Selon 99firms, moins de 1 pour cent de la génération Z ne consulte jamais sa boîte de réception. Près de 65 pour cent l’utilisent pour leurs échanges personnels en dehors du travail.

Pourquoi les newsletters explosent‑elles si l’email est censé être mort ?

Parce que l’email offre aux créateurs ce qu’aucune plateforme sociale ne peut leur donner : un accès direct, sans algorithme, à leur public. Substack a annoncé cinq millions d’abonnements payants en mars 2025, soit une croissance annuelle de 67 %. Beehiiv a atteint 140 000 newsletters actives et a presque doublé son chiffre d’affaires pour atteindre 28 millions de dollars. Les grands éditeurs, de TIME au New Yorker, misent eux aussi sur la distribution par email.

L’essor de l’économie des newsletters constitue l’un des arguments les plus solides contre l’idée que l’email serait en déclin.

Reprenez votre vie privée en main.

Créez votre e-mail gratuit et sécurisé dès aujourd'hui.

Image de Patrick De Schutter

Patrick De Schutter

Patrick est le cofondateur de Mailfence. Il est entrepreneur en série et investisseur dans des start-ups depuis 1994 et a lancé plusieurs entreprises pionnières de l'internet telles que Allmansland, IP Netvertising ou Express.be. Il est un fervent défenseur du cryptage et de la protection de la vie privée. Vous pouvez suivre @pdeschutter sur Twitter et LinkedIn.

Recommandé pour vous

Illustration of an email envelope icon with sync arrows on a blue gradient background with wave patterns, symbolizing IMAP email synchronization across devices

Qu’est-ce qu’un compte IMAP ?

En 2025, plus de 4,6 milliards de personnes utilisaient le courrier électronique dans le monde et la plupart consultaient leur boîte de réception sur plusieurs